« Malheureusement c’est une institution (la CENI) qui est prise en otage par l’exécutif », dixit Etienne Soropogui, ancien commissaire

« Ce qui se passe à la CENI est
à la fois inédit et inquiétant. Les informations qui nous parviennent de cette
institution ne rassurent pas le peuple de Guinée, parce que tout est en train
d’être fait pour qu’un certain nombre de délais techniques et légaux incompressibles
soient compressés, de nature à ce qu’on puisse aller à l’élection le plus vite
que possible et permettre au président Alpha Condé de s’octroyer une présidence
à vie », a déclaré Etienne Soropogui, ancien membre de la Commission
électorale nationale indépendante (CENI) et actuellement président d’un parti
de l’opposition.

« Je crois que la CENI, en tant
que institution indépendante, devait se refuser de jouer ce jeu. Je l’ai
toujours dit, un calendrier électoral ne tombe pas du ciel, un calendrier
électoral, ce sont des activités qui sont menées de bout en bout, auxquelles on
octroie des délais raisonnables de mise en œuvre », a-t-il souligné, tout
en évoquant les dispositions du code électoral qui prévoit la révision de la
liste électorale de trois mois.

Pour un révision exceptionnelle de la
liste électorale, la loi dit que le président de la CENI décide du début et de
la fin de celle-ci. « Le président de la CENI a octroyé, dans le cadre de
la révision, un délai de 25 jours ; c’est totalement déraisonnable.
D’abord, il fallait aller dans le sens du législateur, surtout quand on connait
les recommandations de l’audit du fichier électoral qui disent que tous les 6
millions d’électeurs doivent repasser devant les CARLE, soit informer ou
confirmer leur présence », a indiqué Etienne Soropogui.

« Vous comprenez, au niveau de
la CENI, malheureusement c’est une institution qui est prise en otage par l’exécutif.
Je l’ai dénoncé en son temps ; quand il s’agit de la désignation des
responsables issus de la société civile, pour dire que ces personnes-là,
malheureusement les conditions dans lesquelles ils sont désignés, il y a comme
un deal qui est organisé entre le pouvoir en place et ceux qui sont désignés,
notamment le président de la CENI. Je crois que l’opposition est en train de
s’organiser pour éviter que les prochaines élections ne soient bâclées…
(sic) », a-t-il renchéri.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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